L’amortissement comptable : comment maîtriser et en tirer profit ?

L’amortissement comptable: un outil essentiel pour la gestion financière des entreprises. Il permet de répartir le coût des actifs sur leur durée d’utilisation, de refléter leur valeur économique et de bénéficier d’avantages fiscaux. Nous verront à quoi sert l’amortissement comptable, comment le comptabiliser, sur quelle durée l’appliquer et quelles sont les différentes formes d’amortissement ?

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A quoi sert l'amortissement comptable ?

L’amortissement comptable, qu’il soit linéaire ou dégressif, vise à répartir le coût d’actifs amortissables sur leur durée d’utilisation. Cette pratique, qu’elle concerne des immobilisations corporelles comme du matériel informatique ou des immobilisations incorporelles telles que des droits d’auteur, permet d’éviter une perte de valeur brutale. Le taux d’amortissement, défini dans le plan d’amortissement, guide cette répartition sur la durée de l’exercice comptable.

L’amortissement comptable a plusieurs objectifs :

  • Il permet de mesurer la dépréciation des biens au fil du temps, en tenant compte de leur usure, de leur obsolescence ou de leur perte de valeur potentielle.
 
  • Il permet de valoriser les actifs à leur juste prix, en les inscrivant au bilan pour leur valeur nette comptable, c’est-à-dire le coût d’acquisition diminué des amortissements cumulés.
 
  • Il permet de réduire le résultat imposable de l’entreprise, en déduisant la charge d’amortissement du chiffre d’affaires. Cela diminue le montant de l’impôt sur les bénéfices et améliore la trésorerie de l’entreprise.
 
  • Il permet de mettre en adéquation les charges et les revenus générés par les actifs, en répartissant le coût des biens sur leur durée d’utilisation. Cela permet de respecter le principe de prudence comptable et de donner une image fidèle de la performance de l’entreprise.

Comment comptabiliser une dotation aux amortissements ?

Chaque année, le plan d’amortissement guide le calcul de la charge d’amortissement, en fonction du taux d’amortissement et du coût initial. Ces écritures comptables, constatant la déduction de la valeur amortie, impactent les comptes de charges et le compte d’amortissement accumulé. La mise en service d’un actif et son utilisation influent sur ces écritures, influençant ainsi la valeur nette.

Pour comptabiliser une dotation aux amortissements, il faut passer les écritures suivantes :

  • Au moment de l’acquisition de l’actif, on débite le compte d’immobilisation correspondant (par exemple, le compte 2154 “Matériel de bureau”) et on crédite le compte de trésorerie ou de dette (par exemple, le compte 512 “Banque” ou le compte 404 “Fournisseurs”).
 
  • A la fin de chaque exercice comptable, on débite le compte 681 “Dotations aux amortissements” et on crédite le compte 28 “Amortissements des immobilisations” du montant de la charge d’amortissement annuelle. Cette écriture diminue le résultat de l’exercice et augmente le montant des amortissements cumulés.
 
  • Lors de la cession ou de la sortie de l’actif, on débite le compte 28 “Amortissements des immobilisations” et on crédite le compte d’immobilisation correspondant du montant des amortissements cumulés. Cette écriture annule la valeur brute et la valeur amortie de l’actif. On débite ou on crédite ensuite le compte de trésorerie ou de produit (par exemple, le compte 512 “Banque” ou le compte 775 “Produits des cessions d’immobilisations”) du montant de la valeur nette comptable de l’actif. Si la valeur nette comptable est supérieure au prix de cession, on constate une moins-value, et si elle est inférieure, on constate une plus-value.

Sur quelle durée faut-il amortir un bien ?

La durée d’amortissement dépend de la nature des biens, définie dans le plan comptable. Certains biens ont une durée prédéfinie, tandis que d’autres nécessitent une estimation basée sur des durées probables. Le respect des durées d’amortissement permet de planifier les annuités, et la valeur résiduelle au terme de chaque exercice comptable est essentielle pour ajuster les valeurs nettes comptables.

La durée d’amortissement est généralement fixée en fonction de la durée d’utilisation prévue de l’actif, de sa durée de vie économique ou de sa durée de vie technique. Elle peut aussi être déterminée par des normes fiscales ou comptables, qui imposent des durées minimales ou maximales pour certains types de biens.

Voici quelques exemples de durées d’amortissement courantes pour les immobilisations corporelles :

  • Bâtiments : 20 à 50 ans
  • Matériel de transport : 4 à 10 ans
  • Matériel informatique : 3 à 5 ans
  • Mobilier : 5 à 10 ans

Pour les immobilisations incorporelles, la durée d’amortissement est souvent plus difficile à estimer, car elle dépend de facteurs tels que la durée de validité juridique, la durée de protection contractuelle ou la durée d’exploitation commerciale. Voici quelques exemples de durées d’amortissement courantes pour les immobilisations incorporelles :

  • Brevets : 5 à 20 ans
  • Marques : 10 à 40 ans
  • Logiciels : 3 à 5 ans
  • Fonds de commerce : 10 ans maximum

À noter : nous vous conseillons de faire appel au service d’un expert comptable pour vous accompagner au mieux dans l’amortissement de vos actifs.

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Quelles sont les différentes formes d’amortissement comptable ?

Il existe plusieurs formes d’amortissement comptable, qui se distinguent par la manière de calculer la charge d’amortissement annuelle. Les deux formes les plus courantes sont l’amortissement linéaire et l’amortissement dégressif.

L’amortissement linéaire

L’amortissement linéaire est la méthode la plus simple et la plus utilisée. Elle consiste à répartir le coût d’acquisition de l’actif de manière constante sur sa durée d’utilisation. La charge d’amortissement annuelle est égale au coût d’acquisition divisé par la durée d’amortissement.

Par exemple, si une entreprise achète une machine pour 10 000 euros, avec une durée d’utilisation estimée à 5 ans, la charge d’amortissement annuelle sera de 10 000 / 5 = 2 000 euros.

L’amortissement linéaire présente l’avantage d’être simple à appliquer et de refléter une dépréciation régulière de l’actif. Il est adapté aux biens qui ont une utilisation constante et une durée de vie prévisible.

L’amortissement dégressif

L’amortissement dégressif est une méthode qui permet d’accélérer la dépréciation des biens, en appliquant un taux d’amortissement décroissant sur la valeur nette comptable de l’actif. La charge d’amortissement annuelle est égale au taux d’amortissement multiplié par la valeur nette comptable de l’actif au début de l’exercice.

Par exemple, si une entreprise achète une machine pour 10 000 euros, avec une durée d’utilisation estimée à 5 ans, le taux d’amortissement dégressif sera de 2 / 5 = 0,4. La charge d’amortissement annuelle sera de :

  • 10 000 x 0,4 = 4 000 euros la première année
  • (10 000 – 4 000) x 0,4 = 2 400 euros la deuxième année
  • (10 000 – 4 000 – 2 400) x 0,4 = 1 440 euros la troisième année
  • (10 000 – 4 000 – 2 400 – 1 440) x 0,4 = 864 euros la quatrième année
  • 864 euros la cinquième année

L’amortissement dégressif présente l’avantage de réduire le résultat imposable et la trésorerie de l’entreprise, en déduisant une charge plus importante les premières années. Il est adapté aux biens qui ont une utilisation décroissante et une durée de vie incertaine.

Il existe d’autres formes d’amortissement comptable, comme l’amortissement constant, l’amortissement variable ou l’amortissement exceptionnel, qui sont moins courantes et qui répondent à des situations particulières. Il est important de choisir la méthode d’amortissement la plus adaptée à chaque type de bien, en tenant compte de ses caractéristiques, de son usage et de sa valeur.

En conclusion, l’amortissement comptable est un outil indispensable pour la gestion des actifs des entreprises. Il permet de mesurer la dépréciation des biens, de les valoriser à leur juste prix et de bénéficier d’avantages fiscaux. Il existe plusieurs formes d’amortissement, qui ont des impacts différents sur le bilan et le compte de résultat. Il est donc important de choisir la méthode la plus adaptée à chaque situation. L’amortissement comptable est également soumis à des règles et des normes, qu’il faut respecter pour assurer la fiabilité et la comparabilité des informations financières.

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